août
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Les « conseils » sont nombreux dans le domaine de la coiffure. Nous sommes abreuvés d’informations sur le sujet et celles-ci se contredisent bien souvent entre elles. Alors comment s’y retrouver dans cette jungle de conseils ? Avec Sylvie Coudray, coiffeuse et maquilleuse de studio, créatrice de l’atelier de coiffure « La Nouvelle Athènes », on tord le cou aux idées reçues….
Idée reçue n°1 : Les cheveux longs vieillissent le visage d’une personne.
Sylvie Coudray : Non !
▪ La longueur de cheveux à adopter n’a absolument rien à voir avec l’âge. L’effet « trop vieille pour porter cette coupe » est dû au décalage entre la vision de face et de dos d’un modèle. Explication : si on aperçoit une femme de dos portant les cheveux longs avec un look jeune et décontracté, qu’elle se retourne et dévoile un visage plus mûr, la coupe sera choquante ! Si au contraire, comme l’actrice Nathalie Baye, le modèle fait très « femme » de dos, la coupe, quelle que soit sa longueur, sera harmonieuse !
▪ Si le choix de la longueur n’a rien à voir avec l’âge du modèle, il dépend en revanche de son port de tête : un cou large et tassé ne supporte pas la coupe à la garçonne !
▪ Il est également important d’ouvrir le visage lorsque le cheveu est long : l’écueil à éviter ? Les deux grosses mèches pendouillant de chaque côté du minois qui assurent un bon « 10 ans » de bonus et la mine tristounette !
Idée reçue n°2 : La frange, c’est pour les moins de 30 ans.
Sylvie Coudray : Non !
▪ LA règle en matière de frange, c’est de l’écarter légèrement des sourcils et de se fier à la finesse des traits : un visage relativement marqué (cerné par exemple), comme les nez et les mentons proéminents, supporte mal la frange ! Pourquoi ? Elle a tendance à enfermer le visage, donc à en faire ressortir les éléments non camouflés !
▪ La frange sied tout particulièrement aux visages ronds et au tracé jovial !
Idée reçue n°3 : Un coupe effectuée au ciseau, au rasoir, à la tondeuse, c’est pareil.
Sylvie Coudray : Pas du tout ! Le ciseau est le meilleur outil du coiffeur et ce pour 2 raisons : la précision et la maniabilité !
▪ La tondeuse modèle la coupe de façon très approximative, comme un sculpteur qui utiliserait une truelle !
▪ La lame de rasoir tranche littéralement le cheveu et ne fait que peu de cas de ses fragiles écailles. Résultat ? En sortant du salon de coiffure, grâce à l’action de la chaleur du brushing, le cheveu est beau ; dans les jours qui suivent, ils se meurent et les fourches fatales apparaissent !
Idée reçue n°4 : Il faut se couper les cheveux tous les mois.
Sylvie Coudray : Non !
▪ Tout dépend de la qualité de la coiffure : sur du mi-long, une coupe de cheveux soignée peut évoluer favorablement pendant plusieurs mois durant (3 à 4 mois en moyenne). Sur du long, la repousse est un moindre problème !
▪ Quant au court, là, on n’a pas le choix, l’entretien est indispensable toutes les 6 semaines environ.
Idée reçue n°5 : Le brushing abîme et dessèche les cheveux.
Sylvie Coudray : Non !
▪ Les cheveux adorent la chaleur ! Leurs ennemies jurées, les fourches, sont la conséquence de l’ouverture des écailles du cheveu ; en chauffant (pas trop fort tout de même), les écailles se referment, du coup la lumière glisse plus facilement et le cheveu se porte bien !
▪ Attention : les brosses métalliques mènent la vie dure à notre chevelure ; remplacez la vôtre par une brosse à picots en caoutchouc, beaucoup plus doux ! Les poils de sangliers dont on vante les mérites sans discontinuer, sont adaptés aux cheveux épais mais peuvent casser les plus fins !
▪ Les plaques chauffantes peuvent servir aux finitions ; pour casser l’effet trop « baguette » d’un brushing à la brosse, on enroule les pointes autour de l’appareil et une légère boucle apparaît.
Idée reçue n°6 : Il faut couper les cheveux abimés de 5 cm au-dessus des fourches.
Sylvie Coudray : Non !
▪ Les seuls responsables des fourches sont les brossages trop énergiques qui font fi des moments où la brosse est bloquée par un méli-mélo capillaire ! Couper largement au-dessus du niveau où le cheveu est abîmé ne sert à rien du tout.
▪ Quant aux soins « spécial pointes sèches » : si vous y avez recours, c’est qu’il est déjà trop tard, le cheveu ne se répare pas si facilement !
Idée reçu n°7 : Le monoï protège les cheveux à la plage.
Sylvie Coudray : Oui et non !
▪ Le monoï ne protège pas des UV : comment le pourrait-il, puisque c’est une huile qui active le bronzage lorsqu’il est appliqué sur la peau ?
▪ En revanche, le monoï protège nos cheveux du sel ! Enrobés dans une couche de produit riche et glissant, le vilain sel marin ne trouve pas le moyen de s’incruster dans les écailles.
▪ Pour le sable, le soleil et le sel, le meilleur conseil que je puisse donner est de rincer ses cheveux à l’eau claire après le bain de mer ; de les passer sous l’eau, tous les jours, au retour de la plage, avant d’appliquer un soin, même quand ça n’est pas le jour du shampoing !
Idée reçue n°8 : Le blond donne toujours bonne mine.
Sylvie Coudray : Non !
▪ Le blond est à manier avec précaution : parmi toutes ses déclinaisons, dont le « platine » à la Marylin est sans doute la plus célèbre, certaines sont à éviter d’urgence pour les peaux sujettes aux rougeurs ; les blonds jaunes sont de celles-là.
Idée reçue n°9 : Le Henné protège le cheveu des agressions.
Sylvie Coudray : Non !
▪ Il ne faut pas tout confondre : le henné remplit une fonction de soin mais ne protège pas les cheveux, il les nettoie et leur apporte de la brillance.
▪ Si, il y a 10 ans, les produits issus des feuilles de henné étaient fortement dosés, aujourd’hui, on trouve dans le commerce du henné facilement applicable et sans danger pour nos crinières.
Idée reçue n°10 : La coloration abîme les cheveux.
Sylvie Coudray : Oui et Non !
▪ Tout dépend des produits utilisés pour la coloration : comme pour les crèmes de jours et la peau, si la qualité n’y est pas, les écailles sont obstruées et le cheveu ne respire plus ; il perd peu à peu de sa brillance, devient terne.
▪ Je déconseille l’utilisation des « diacolors » car ils ont tendance à encrasser la chevelure. Je leur préfère les nouveaux types de produits colorants, comme les « gloss » ou « vernis », moins corrosifs, qui sont plus subtils et qui laissent apparaître les nuances naturelles.
▪ Les produits colorants bio sont quant à eux fortement pigmentés en rouge et ne donnent pas toujours le résultat escompté.
▪ Et pour celles qui se demandent si oui ou non il faut passer au salon tous les mois pour entretenir sa couleur (ce qui demande un investissement certain), je conseille une simple coloration maison sur les racines, et un passage chez le coiffeur à la 4è retouche : c’est bien moins cher et c’est aussi bien !
Idée reçue n°11 : Les colorations « maison » sont moins efficaces que celles d’un coiffeur.
Sylvie Coudray : Non !
▪ Avec tous les coiffeurs présents sur le marché, on ne peut jamais être vraiment sûr d’un résultat à la hauteur de ses espérances.
▪ Les colorations maisons ne sont pas moins efficaces que les autres, mais il faut tout de même garder l’œil ouvert : pour rester dans la course, certaines marques usent et abusent d’arguments marketings pas toujours raccords avec les bénéfices réels de leurs produits. Un exemple ? Lors du choix de son soin colorant, il ne faut pas se fier à la couleur inscrite sur l’emballage : les supermarchés mettent souvent à disposition de leurs clientes un nuancier à côté duquel il suffit de placer une de ses mèches pour avoir la teinte la plus adaptée !
La Nouvelle Athènes – 46 rue Laffitte – 75009 Paris – 01 48 74 86 89
http://www.lanouvelleathenes.com
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