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Franck ...
C'est un beau jour de l'été, dans une Bretagne féodale
et profonde où moultes serfs accomplissaient leur devoir
dans les champs, qu'hurla à l'heure du petit déjeuner,
un bébé ! Un beau mâle bien portant, qu'on venait
d'arracher à la douceur du ventre de sa mère. Lui
n'avait rien demandé et aurait préféré
continuer à dormir tranquillement dans cet espace intime
et maternel. Comme tant d'autres, on le mit rudement face à
la dure réalité de la vie, il fallait pas croire que
parce qu'il aimait marmoter en suçant son pouce dans ce silence
paisaible, berçait par les battements du coeur de sa brave
maman, que celle-ci allait le porter pendant 107 ans ! Neuf mois
c'était déjà assez dur comme ça, surtout
que ce charmant bambin faisait 4,7 kg environ, de quoi en calmer
plus d'une !
Il ouvrit alors les yeux en criant qu'on ne le lui referait plus,
d'ailleurs il s'aperçut bien vite que cette expérience
n'arrivait qu'une fois, et c'est ainsi qu'apparue le premier "Breton-Belge"
du monde (sans compter sa soeur qui lui vola la première
place un peu plus d'un an avant). Enfin de Breton il n'avait que
le lieu de naissance, et encore certains se bataillent toujours
pour dire que Rennes n'est pas un haut lieu de Bretagne, et de Belgique
beaucoup de racines familiales, et un peu des Flandres aussi, mais
bon c'est déjà assez long à raconter comme
ça, on va pas y mettre tous les départements non plus
!
Il fallut lui donner un prénom et c'est tout naturellement
que ses parents l'appellèrent... Franck. Il faut dire que
sa soeur s'appellait Francine, ça suivait bien et c'était
assez à la mode à l'époque. Heureusement, 10
ans plus tard, ces deux braves enfants jugèrent qu'appeler
leur nouveau frère François ou Francis, pour suivre
l'idée des parents, n'était pas de leur goût
et le petit dernier de la famille eu la joie de se prénomer
Jean... Dommage leur nom de famille était Lefebvre, mais
on à 10 ans on peut pas tout prévoir non plus !
Mais bon laissont le cht'o frère à ses amours là
où ils sont et reprenons notre histoire, enfin mon histoire,
après tout c'est moi qui raconte, alors pour les détails
inintéressant demandez à quelqu'un d'autre... Alors,
ce 22 juin 1972, notre brave petit gars, moi en l'occurence, venait
de naître, tout charmant et mignon qu'il était, enfin
c'est ce que tout le monde dit à tous les bébinous,
donc autant pour moi pour savoir si c'était vrai. Mais, entre-nous,
un bébé frippé criant et beuglant, est-ce si
mignon que cela ? Enfin je le saurais surement lorsque nous aurons
des enfants...
Il était presque le seul garçon de l'étage
de la maternité de Rennes, ce qui fait qu'il fut chouchouté
comme un ange dès ses premiers jours par un bataillon de
jeunes et jolies infirmières qui en pincaient rien que pour
lui...
Il avait dû sûrement utiliser toutes ses réserves
de charme à ce moment, car ce n'est que 29 ans plus tard,
après plusieurs tentatives infructueuses, qu'il rencontra
sa douce et tendre Valérie, j'en rajoute pas trop, elle pourrait
avoir la grosse tête ! ;o)
On leur dira donc merci, même s'il ne se souvient plus d'aucune
d'entre elle, à cette âge la mémoire est bien
fragile, et si on y réfléchit bien, c'est pareil quand
on est vieux, on perd la mémoire, et on a de nouveaux pleins
d'infirmières autour de soi, et on peut plus en profiter
!
Il quitta sa terre natale emplie de légendes et de crétaures
arturiennes pour retrouver, enfin suivre serait le mot le plus juste,
ses racines familiales dans le nord de la France, en effet à
2 ans on n'a guère le choix que de se cramponner aux basques
de ses sgéniteurs.
Rhaaa, le nord, ce petit coin qu'on dit plein de nuages été
comme hiver et de terrils laissait là comme des château
"de charbon" de géants disparus dans les mines,
de chansons gloques et en patois, de fromages qui puent bien plus
qu'ailleurs et de bonne bière coulant flot. Stop ! Brisons
cette légende, au moins à Lille, nous n'avons pas
d'orage, pas d'inondation et autres plaies d'égypte,
l'été est très beau, contrairement aux ragots,
et la ville est superbe, et surtout tout est à la portée
de la main.
Enfin laissons la géographie aux géographes et revenons
à nos moutons, enfin un en particulier. Les années
passèrent paisiblement, et après que son coeur et
ses espérances furent brisés moultes fois, il réussit
à séduire la belle, qui se prénomma Valérie,
et depuis il ne l'a plus lâché. |